29/12/2011

Le projet Beauregard et la chapelle

En décembre 2001, Espace Environnement, organisme indépendant d’intérêt public, finalisait un rapport intitulé Etude des potentialités urbanistiques et patrimoniales de l’Entité de Thuin – section de Thuin Centre. Cette étude est issue du projet Beauregard co-financé par la Wallonie et l’Union européenne dans le cadre d’Interreg III, programme européen de coopération transfrontalière.

Dès cette époque, Espace Environnement notait que "l’état actuel de délabrement du bâtiment [chapelle des Sœurs grises] inquiète des habitants". Cet organisme rapportait également que "des habitants regrettent l’état de délabrement de cette chapelle à laquelle ils sont attachés".

Ce rapport rappelait que "acquise en 1997 par la Ville, un projet de réaffectation à vocation culturelle était souhaité pour ce "joyau" du patrimoine de Thuin mais la rénovation se fait toujours attendre".

Source: Espace Environnement, 2001, Etude des potentialités urbanistiques
et patrimoniales de l’Entité de Thuin – section de Thuin Centre

23/12/2011

Soutien d'Aurélie Legrain

Par ce petit mot, je tiens à vous manifester tout mon soutien pour votre action! J'espère de tout coeur que la Chapelle des Soeurs Grises sera sauvegardée et retrouvera une nouvelle vie dans un beau projet afin que perdure le patrimoine thudinien.

Aurélie Legrain

17/12/2011

Soutien de Claudine Van Der Heyden

                                                           Monsieur le Bourgmestre,
                                                           Mesdames les Echevines,
                                                           Messieurs les Echevins,

J'ai appris le projet de Monsieur Mairy Nicolas et Joye François pour la rénovation de la chapelle des Soeurs grises et je trouve le projet très intéressant pour la population.

Veuillez recevoir mes salutations distinguées.

Claudine Van Der Heyden

11/12/2011

Exposition urbaine

Dans le cadre des festivités de fin d'année en Thudinie, le Collectif citoyen organise une mini-exposition urbaine centrée sur la chapelle des Soeurs grises.

En effet, Monsieur Maurice Charles, dynamique et enthousiaste soutien du mouvement, a mis sa célèbre vitrine (probablement, l'espace muséal le plus vu de Thuin!)  à la disposition de cette cause.

Jusqu'au 15 janvier 2012, au numéro 12 de la rue t'Serstevens, vous pourrez contempler,  sur le thème de la chapelle, des reproductions d'anciennes cartes postales, gravures, photographies, des oeuvres littéraires, des peintures et bien d'autres choses encore.

Alors, si vous êtes de passage dans la principale artère commerçante de la cité au beffroi, accordez quelques instants à cette exposition.

07/12/2011

Biographie succincte de Sainte Elisabeth

En ce lendemain de la célébration de Saint Nicolas, nous sommes sûrs que les enfants sages ne nous en voudront pas de vous entretenir de... Sainte Elisabeth
Cathédrale Ste-Elisabeth
Kosice (SK)

Précédemment, nous avons appris que Sainte Elisabeth de Hongrie était un des saints patrons du Tiers-Ordre de Saint-François. Mais qui était cette Elisabeth dont la vie lui a valu d’être canonisée?

Elisabeth, née en 1207 à Presbourg (aujourd’hui, Bratislava), est le troisième enfant du Roi André II de Hongrie et de Gertrude de Méranie.

Comme il était de coutume à l’époque, la petite Elisabeth est fiancée, dès son plus jeune âge (4 ans), à Louis, fils du Landgrave Herman 1er de Thuringe.

Enfant déjà, elle témoigne d’une grande piété et d’une attention réelle à l’égard des déshérités.

Sainte Elisabeth
Kosice (SK)
En 1221, Elisabeth et Louis IV surnommé « le Charitable » se marient. Ils ont respectivement 14 et 21 ans. Cette union avec un membre de la Maison de Thuringe, lui vaut parfois d’être également appelée Sainte Elisabeth de Thuringe. Bien que leur mariage ait été arrangé, leurs contemporains nous rapportent qu’ils s’aimaient beaucoup et qu’ils étaient très unis. La foi ardente et la charité d’Elisabeth étaient partagées par son époux.

Louis IV part en croisade avec l’Empereur Frédéric II mais, avant d’atteindre la Terre Sainte, décède en 1227 dans la région de Brindisi.

Terriblement affectée par la mort précoce de son mari, Elisabeth confie ses trois enfants à de nobles proches et consacre le reste de sa vie à la prière, aux pauvres et aux malades.

Eprouvée par les malheurs, les mortifications et la fatigue, la future sainte s’éteint le 17 novembre 1231 à l’âge de 24 ans.

Canonisée en 1235, Léon XIII la proclame, en 1885, patronne des femmes et jeunes filles allemandes.

04/12/2011

Bonne fête de Sainte Barbe!

Ce jour, en Thudinie, les sociétés folkloriques participant à la procession et marche militaire Saint Roch de Thuin seront de sortie pour célébrer Sainte Barbe, notamment patronne des corporations liées au feu: militaires, pompiers, artificiers, métallurgistes...

Nous profitons de cette occasion pour vous présenter une oeuvre pleine d'humour de Mathieu Lalot, dessinateur doué, originaire de Ragnies et fervent supporter du sauvetage de la chapelle des Soeurs grises.

Pour la voir de manière optimale, vous pouvez également cliquer ici.

Bonne fête de Sainte Barbe à toutes et tous! Et n'oubliez pas votre Bob!

02/12/2011

Soutien de Kévin Dagnelie

Par ce petit message, je tiens à saluer l’initiative qui nous permet à nous, Thudiniens, d’offrir notre avis. Et qui sait, peut-être… aura-t-il un véritable impact?

Je ne cache pas mon indignation lorsque j’ai appris que la démolition d’une partie de notre patrimoine était envisagée… Cela s’assimile pour moi à une amputation d’un membre de notre Ville … Mais, au vu de la décision de nos politiques, réjouissons nous… Mais, n’oublions pas qu’il y a toujours plus d’idée dans deux têtes que dans une.

Nous sommes nombreux à souligner l’importance de la conservation d’un tel chef d’œuvre dans notre cadre de vie. Cependant, je déplore que la mobilisation des Thudiniens s’accentue lors d’un drame… Si, seulement, nous pouvions prendre conscience que bien d’autres fleurons de notre culture thudinienne sont en danger.

Soyons cependant un petit peu attentif à ce qu’il se passe… Investisseurs privés? Restaurant, hôtel? Laissez-moi rire… Cela n’est jamais qu’une manœuvre de plus pour se refiler la patate chaude…

Cette merveille d’architecture est emplie de souvenirs! Ce bâtiment a une âme… Et cette âme est Thudinienne! Voilà pourquoi elle doit rester dans le domaine public… Elle doit rester aux Thudiniens…

Avec tous mes encouragements… Croisons les doigts… Ne perdons pas espoir! Une solution sera trouvée… Mais quand?

Kévin Dagnelie

30/11/2011

Une géographie active au service de l’intérêt général

Interpellée par la mobilisation citoyenne, l'association des géographes diplômés de l'Université de Liège (ALgULg) a souhaité que les démarches entreprises en vue de la sauvegarde de la chapelle des Sœurs grises soient explicitées dans le quatrième numéro de leur bulletin de l'année 2011. Ci-dessous, le texte dont il est question.

"Mi-août 2011, stupeur en Thudinie ! Un bref communiqué de presse annonce que la chapelle Sainte-Elisabeth de Hongrie à Thuin dite «des Sœurs grises» menace de s’effondrer et que des mesures urgentes de sécurisation seront prises. [...]

En enquêtant sur le dossier, nous découvrons que des velléités de démolition totale ont été manifestées dans les années antérieures. Certains y auraient bien vu un parking! Pour l’heure, cette option n’a pas été retenue mais une démolition partielle, pudiquement appelée «déconstruction» par certains édiles, est annoncée : disparition du toit, du clocheton, du fronton et des 60 centimètres supérieurs des murs…

Avec la complicité de François, architecte, nous rédigeons instamment une contre-proposition au Collège communal: démontage limité aux éléments réellement menaçants, proposition de financement, de réaffectation et de support technique.

D’expérience, nous savons que ce courrier ne sera pas diffusé au-delà d’un petit cercle de responsables communaux. Sûrs qu’une communication vers une large audience sera de nature à «protéger» ce joyau du patrimoine thudinien, nous nous lançons dans la création d’un blog.

Certains nous opposent que le sort de la chapelle n’intéresse que les férus du patrimoine. Pour contrer ce propos, tout en restant dans une démarche constructive et positive, nous invitons les ami(e)s de la Thudinie à témoigner, par écrit, de leur attachement à ce bâtiment. En un mois, une cinquantaine de personnes et diverses associations répondent à l’appel. Même si nous sommes convaincus qu’une pétition (d’ailleurs, réclamée par nombre de Thudiniens) ou un courrier-type aurait drainé plus rapidement et massivement les soutiens, nous voulons, à ce stade, éviter le bras de fer.

Pour compléter le dispositif de communication, nous rédigeons un communiqué de presse relayé par les quotidiens locaux, éditons une affiche et publions un appel dans les journaux gratuits.

Cette mise en lumière des menaces planant sur cette chapelle combinée à l’action d’autres acteurs a engrangé un premier résultat. Aujourd’hui, la démolition partielle est abandonnée au profit d’une intervention plus fine et modérée.

Les élus locaux auraient trouvé un investisseur providentiel qui souhaite y développer un hôtel et un restaurant. Echaudé antérieurement par les promesses de promoteurs privés, le collectif citoyen reste vigilant et continue à développer une alternative crédible en cas de faux-bond de cet homme d’affaires. [...]"

Nicolas Mairy

28/11/2011

Soutien d'Inès Leroy

Inès Leroy, historienne médiéviste, historienne de l’art et archéologue, soutient les démarches du collectif citoyen pour la sauvegarde de la chapelle des Sœurs grises. Elle souhaite que soit réalisé une réaffectation à des fins polyvalentes, mais surtout culturelles, de ce bâtiment ancré au cœur de sa ville d’origine.

26/11/2011

Ouverture...

Le 12 novembre dernier, François Joye et Nicolas Mairy, initiateurs du Collectif citoyen, ont rencontré le Bourgmestre en titre de la Ville de Thuin et Ministre des Pouvoirs locaux, de la Ville et du Tourisme. Au terme de cet entretien, celui-ci a convenu qu'il jugeait légitime de donner l'accès aux coordinateurs du mouvement à toutes les pièces du dossier. Il attend d'ailleurs que ceux-ci le tiennent informé de toute piste ou idée qui permettrait d'atteindre la réaffectation de la chapelle des Soeurs grises à Thuin.

Joignant les actes à la parole, dès le 21 novembre, le courrier ci-dessous a été réceptionné.

"[...] Votre courrier du 8 novembre écoulé relatif au dossier "Chapelle des Soeurs grises" m'est bien parvenu et a retenu ma meilleure attention.

Aussi, dans le souci de vous aider le plus efficacement possible, j'ai pris contact avec Madame Dutrieux, secrétaire communale, afin d'attirer son attention sur votre dossier. [...]

Bien entendu, je ne manquerai pas de vous tenir informé des suites qui seront réservées à ma démarche.

En espérant vous avoir été utile dans ce cas précis, je reste à votre entière disposition et vous prie de croire [...] à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.

Paul Furlan

24/11/2011

Soutien de Nicolas Elias

Habitant le charmant village de Biercée, Nicolas Elias, infographiste, passionné de photographie et s'adonnant à l'exploration urbaine, a été interpellé par la campagne de sensibilisation autour de la chapelle Sainte-Elisabeth de Hongrie à Thuin.

Pour marquer son adhésion, il a accepté de partager des photos rares... puisqu'elles ont été prises à l'intérieur de l'édifice en septembre 2008. D'une qualité esthétique indéniable, elles témoignent de la splendeur des décorations intérieures. Malgré les dégradations, il y a trois ans encore, l'intérieur de la chapelle conservait quelques éléments artistiques de grande valeur.

Nicolas Elau dispose de son propre site Lost Ground. A voir et à revoir pour les amateurs de lieux tombés dans la désuétude!

22/11/2011

Soutien de Justine Lalot

[...] Certains diront que ce n'est qu'une chapelle... Moi je pense comme beaucoup d'autres que c'est un objet du patrimoine hautement symbolique. J'ai fait mes études à Notre-Dame. A l'époque, j'avais entendu parler de cession de la chapelle à la ville, au franc symbolique...

J'ai nourri des espérances quant à la rénovation. Il avait en effet été question à l'époque d'en faire une salle de réunion et une salle de concert, pouvant être occupée par l'Académie de Thuin. Je suis musicienne, j'ai espéré pendant des années que l'on donnerait enfin les moyens à l'Académie de jouer dans (presque) ses murs. Mais non, les concerts ont toujours eu lieu dans une salle de fêtes impersonnelle à Gozée. J'ai fréquenté d'autres académies, dans d'autres villes, dans toute la Wallonie... Je ne connais pas une ville digne de ce nom qui n'ait pas de salle de spectacle (musique, théâtre, ...) un tant soit peu présentable, avec une acoustique correcte. Je ne connais pas non plus beaucoup d'académies - si petites soient-elles - qui soient obligées de migrer vers d'autres communes à chaque concert ou chaque période d'examen.

Faut-il le rappeler, je remarque également que la culture est toujours le parent pauvre en matière d'aides et de moyens... Est-ce pour cela qu'on a laissé tomber la chapelle ? Si elle avait eu pour vocation d'être transformée en salle de sport, en bar à vin ou en distillerie, aurait-elle bénéficié d'une rénovation et d'aides miraculeuses ?

Partout autour de moi, j'entends que Thuin se targue d'être une ville qui met en valeur son patrimoine... Cette chapelle fait aussi partie du patrimoine: à quoi bon l'avoir rachetée, si c'est pour la démollir ? Œuvrer pour mettre en valeur le patrimoine n'est pas, à mon sens, attendre que ces atouts patrimoniaux tombent en ruine pour prendre des décisions. Cette politique semble pourtant avoir le vent en poupe à Thuin... Normal, me direz-vous, pour une cité de bateliers ? [...]

20/11/2011

Maastricht - église des Dominicains

Ce deuxième exemple de reconversion nous vient de Maastricht où les églises, couvents et autres bâtiments religieux réutilisés foisonnent. Nos voisins du Nord ont indéniablement une longueur d'avance en matière de régénération d'édifices cultuels. Dans le cas qui sera exposé ci-dessous, il s'agit d'une église transformée en librairie!

L'église où se trouve le "Bookshop Selexyz Dominicanen" fut restaurée grâce aux architectes d'intérieur Merkx et Girod, associés aux architectes de Satijnplus. L'église dominicaine est de style gothique. Les éléments religieux, comme les vitraux, les fresques, les tombeaux et l'éclairage ont tous été préservés. Afin de garder la vue depuis le haut de l'église, une "tour des livres" en acier a été édifiée au centre de l'église, sur deux niveaux.

Depuis le deuxième étage de cette tour, on peut admirer les fresques des saints, datant de 1619. Un sous-sol fut construit pour abriter les installations techniques, des toilettes et un espace de stockage. Le choeur est occupé par une cafétéria et ses murs sont utilisés pour les expositions.

D'après Collectif, 2007, Eglises reconverties, pp. 194-201 et site de Merkx + Girod et Satijnplus Architecten

18/11/2011

Soutien d'Ingrid Bardiaux

Chers Membres du Collège communal,

Suite à l’appel lancé par Messieurs François Joye et Nicolas Mairy,  leurs arguments très convaincants, leur séduisant plan de financement et leurs intéressantes propositions financières, ainsi que mon attachement à la ville de Thuin et à son architecture, me poussent à leur accorder mon soutien et à vous demander de les entendre.

Je ne doute pas que vous mettrez tout en œuvre pour sauvegarder et réaffecter la Chapelle des Sœurs grises en étroite collaboration avec les initiateurs du mouvement citoyen.

Veuillez agréer, Chers Membres, l’expression de mes sentiments dévoués.

Ingrid Bardiaux

17/11/2011

Bonne fête à toutes les Elisabeth!

Eh oui ! Le 17 novembre est dédié à Sainte Elisabeth de Hongrie. C’est donc l’occasion idéale pour fêter les lectrices qui se prénomment Elisabeth ou par l’un de ses nombreux dérivés ou diminutifs: Isabelle, Elisa, Elise, Lisa, Lise, Babeth, et autres Betty.
Eglise St-Martin - Peyrehorade (F)

"Quel lien avec la chapelle située à la Grand’Rue à Thuin ?" me direz-vous… Si cet édifice de grande qualité architecturale est communément connu sous le nom de chapelle des Sœurs grises, sa véritable appellation est chapelle Sainte Elisabeth de Hongrie.

Dans le langage courant, le qualificatif de "Sœurs grises" s’est imposé par référence aux premières occupantes du couvent mitoyen qui sont également à l’origine de l’érection de cette chapelle. La présence à Thuin de ces Sœurs est attestée dès la fin du XVe siècle. Hormis une brève interruption entre 1795 et 1803 causée par la Révolution française, elles demeureront dans le couvent jusqu’en 1817 où la relève sera assurée par les religieuses de Notre-Dame.

Calvaire du Bois
du Grand Bon dieu
(D. Mairy, 2011)
La dédicace de la chapelle à Sainte Elisabeth de Hongrie résulte de l’appartenance des Sœurs grises au Tiers-Ordre de Saint-François dont les saints patrons sont, d’une part, Saint Louis, et, d’une part, Sainte Elisabeth de Hongrie.

Une appellation multiple pour les bâtiments religieux est courante. Généralement, l’édifice est nommé selon le saint auquel il est dédié, selon sa localisation ou encore d’après les religieux dont il dépend.

Quelques exemples en Thudinie, l’église Notre Dame del Vaux est celle de la ville-basse de Thuin. L’église de la ville-haute, consacrée à la Sainte-Vierge, est aussi dénommée Notre Dame des Carmes ou Notre Dame du Mont Carmel. Quant au lieu de culte de Leers-et-Fosteau, il s’agit de l’église Saint-Nicolas qui est largement décrite dans l’excellent ouvrage de Maurice des Ombiaux, Le Coq d’Aousse. Mais cela, c'est une autre histoire...

16/11/2011

Soutien de Christine Philippe

Chers membres du Collège communal,

C’est avec plaisir que j’ai appris que la ville et ses concitoyens se mobilisent pour sauver la Chapelle des Sœurs grises.

C’est certes un projet titanesque, mais ne dit-on pas que : «L’union fait la force». Je salue l’investissement et l’élan citoyen de Monsieur Joye et Monsieur Mairy pour leur initiative.

Je vous souhaite de voir ce projet se concrétiser. Dans les pays voisins et plusieurs communes belges, un tel projet fut couronné de succès. J’espère qu’il en sera de même pour la ville de Thuin.

Veuillez agréer, Chers membres du Collège communal, l’expression de mes sentiments distingués.

Christine Philippe

14/11/2011

La belle histoire des Sœurs grises

Trois siècles avant les Filles de la charité, les sœurs grises franciscaines ont consacré leur vie au service des pauvres et des malades, en Belgique et dans le Nord de la France.


L’aventure des Sœurs Grises, c’est une page glorieuse mais trop méconnue de l’histoire du mouvement franciscain. Elle débute au milieu du XIVe siècle et concerne le Nord de la France et la Belgique actuelle.
À cette époque, de nombreux laïcs commencent à savoir lire et développent une vie spirituelle davantage intériorisée. Les femmes participent pleinement à cette évolution et les plus ferventes s’engagent dans de nouvelles formes de vie religieuse: c’est le phénomène bien connu des “béguinages”. D’autres rejoignent les groupes de pénitents situés dans la mouvance des frères mineurs de l’Observance. Progressivement, elles vont adopter la Règle du Tiers-Ordre franciscain, vivre en communauté, émettre les trois vœux et se consacrer au service des malades.
Les premières communautés de ce type apparaissent à Saint-Omer vers 1350 et se répandent très rapidement dans toute la Flandre, mais aussi en Artois et Picardie, puis en Normandie, Lorraine et Ile-de-France. Au total, certainement plus d’une centaine de maisons au début du XVIe siècle, parmi lesquelles on peut citer Ypres, Louvain, Lille, Bruges, Amiens, Rue, Bernay, Neufchâtel-en-Bray, Melun, Ormes ou encore Nancy.
Il ne s’agit pas d’un mouvement centralisé, mais plutôt d’une efflorescence d’initiatives très diverses répondant aux besoins des populations. Si on les appelle communément et globalement “Sœurs Grises”, à cause de la couleur de leur habit, certaines portent le nom de “Sœurs de la Celle”, parce qu’elles soignent des malades contagieux et donc isolés en chambres (celles) individuelles; d’autres sont dénommées “Sœurs de la Faille”, “Sœurs Noires”, Sœurs de sainte Catherine ou encore Sœurs Hospitalières.

“Les Sœurettes” sont vivement appréciéesLeurs activités sont aussi fort variées: prises en charge d’hôpitaux, soins à domicile, participation aux convois funéraires, accueil des mendiants et pèlerins. Les unes vivent de leur travail, les autres quêtent leur subsistance. Le plus souvent, ce sont les responsables locaux qui font appel à ces religieuses. En 1457, les échevins de Montreuil-sur-Mer s’adressent aux “Noires Sœurettes de saint François”, demeurant rue de Lombardie à Saint-Omer, “pour icelles sœurettes vivre en icelle ville de Montreuil en estat de mendicité, en tenant vie de religion et les trois vœux, pour visiter, conforter, servir et admonester du salut de l’âme les personnes malades en icelle ville, tant les pauvres comme les riches.” Tous les témoignages vont dans le même sens, les “sœurettes” sont vivement appréciées des populations.
Tout irait donc pour le mieux, s’il n’y avait pas ces “ultras” de la réforme, genre Olivier Maillard et compagnie. Ces frères “zélés” considèrent qu’une bonne religieuse est une religieuse cloîtrée. Or, nos sœurs grises tiennent fermement à leur statut de religieuses, mais pour remplir leur mission, elles doivent pouvoir sortir de leur couvent. Dès la fin du XVe siècle, les Frères Mineurs ne vont avoir de cesse de cloîtrer les sœurs grises, au prix même du sacrifice de leur vocation. Pour mieux arriver à leurs fins, les Frères font passer certaines de ces hospitalières dans d’autres ordres religieux de la famille franciscaine : nombreux sont les monastères d’Annonciades (Boulogne-sur-Mer), de Clarisses (Lille) et de Conceptionnistes (Aire-sur-la-Lys) qui sont en réalité d’anciens couvents de sœurs grises.

Cette belle histoire a laissé des traces
On pourrait croire la belle histoire terminée, mais ce serait compter sans la Providence. Nos sœurs grises (la plupart cloîtrées) sont encore nombreuses à la fin du XVIIIe siècle. Elles vivent de leurs rentes et tiennent parfois un pensionnat. Après la Révolution, certaines communautés vont renaître et retrouver leur vocation hospitalière. En 1854, sept de ces communautés s’unissent sous le nom de “Franciscaines de Calais”, et futures “Franciscaines missionnaires de Notre-Dame”, une congrégation aujourd’hui répandue dans le monde entier. Et de nouveau elles font merveille: en 1866, le préfet du Pas-de-Calais leur rend officiellement hommage pour leur action pendant l’épidémie de choléra.
Cette belle histoire a naturellement laissé des traces dans le patrimoine. Les chapelles des Sœurs Grises de Rue (début XVIe siècle) et de Saint-Pol-sur-Ternoise (XVIIe, aujourd’hui musée municipal) méritent le détour. Le couvent de Tourcoing (rue d’Havré), pratiquement intact, est en cours de restauration ; il rouvrira l’année prochaine [2004] , à l’occasion de l’opération “Lille, capitale européenne de la culture”.
Plusieurs villes belges conservent également des vestiges d’établissements de Sœurs Grises. À Wisebecq, un faubourg de Brugelette (Hainaut), les anciens bâtiments du couvent abritent aujourd’hui l’institution Sainte-Gertrude, au service des handicapés. Un lieu émouvant, non seulement parce que les pauvres continuent d’y être servis, mais parce que c’est ici qu’en 1483 les déléguées d’une vingtaine de maisons ont élaboré de remarquables statuts – la preuve que ces femmes franciscaines savaient se prendre en charge.

12/11/2011

Main tendue...

Thuin, le 8 novembre 2011


Mesdames et Messieurs les membres du Collège communal,


Concerne : Chapelle des Sœurs grises


Malgré les courriers du collectif citoyen du 30 août, du 10 septembre et du 4 octobre 2011, plusieurs interrogations qui y sont formulées demeurent sans réponse:

  • le soutien à la reconnaissance en SAR de la chapelle des Sœurs grises. Pouvez-vous nous garantir que l’ensemble des forces de la majorité communale considère la reconnaissance en site à réaménager (SAR) de la chapelle des Sœurs grises comme la première priorité parmi les trois sites proposés par la Ville de Thuin à Monsieur le Ministre Henry: à savoir, la salle du centre culturel (place de Thuillies – Thuillies), le site de l’ancien futur internat de l’Athénée (drève des Alliés – Thuin) et la chapelle des Sœurs grises (Grand’Rue – Thuin)? Par ailleurs, dès que la majorité aura affirmé cette primauté de la chapelle des Sœurs grises sur les deux autres sites, nous comptons aussi sur la pleine coopération des partis politiques de la minorité.
  • la participation aux réunions de travail. Une invitation à la réunion du 5 octobre 2011 nous avait été faite avant d’être nébuleusement annulée. Dorénavant, l’un ou l’autre représentant du collectif citoyen sera-t-il convié à l’ensemble des réunions relatives à la sauvegarde de ce patrimoine remarquable?
  • la mise à disposition sans restriction aux études et rapports d’expertises (notamment, ceux du bureau aas3 sprl, de l’IPW, d’IGRETEC). En dépit de nos multiples interpellations, ce point n’a jamais reçu officiellement de réponse de la part du Collège communal. Afin d’affiner les diverses hypothèses de reconversion, le mouvement regroupant associations et citoyens demande toujours l’accès plein et entier aux documents dont la Ville de Thuin dispose et ce, dans les plus brefs délais.
  • l’accès au site. Corollairement à la mise à disposition des multiples expertises, nous sollicitons une nouvelle fois la possibilité d’accéder à l’ensemble du site moyennant les mesures de sécurité nécessaires.
Promoteurs de la démocratie participative, notamment, via la politique des quartiers, la commission consultative communale d’aménagement du territoire et de la mobilité (CCATM), la commission locale de développement rural (CLDR) ou, encore, la future commission locale de rénovation urbaine, le collectif citoyen ne peut croire que ses requêtes puissent rester plus longtemps sans une réponse rapide, positive et enthousiaste du pouvoir local.

En espérant que vous vous inscrirez dans cette démarche citoyenne, participative et coopérative, nous restons à votre disposition pour toute explication complémentaire et vous prions d’agréer nos salutations distinguées.

Pour le collectif citoyen,

Nicolas Mairy                                                                                                                       François Joye

10/11/2011

Editorial du Spantole

Les Artistes de Thudinie, un soutien de la première heure, ont consacré l'éditorial de leur revue "Le Spantole" du quatrième trimestre de 2011 à la chapelle des Sœurs grises. Nous vous en souhaitons une délicieuse lecture...

"On se demande parfois ce que peuvent bien dire, ce que peuvent bien faire des artistes lorsqu’ils se croisent, ou lorsqu’ils se réunissent en assemblée; lors de ces assemblées, notamment, qui passent aisément pour des réunions où le secret est la règle, où se prennent des décisions qui n’ont pas à être justifiées, où les considérations les plus éthérées sur l’art et la beauté s’enchaînent avec l’examen sourcilleux de la trésorerie du trimestre… Et quand ces artistes se rencontrent de manière inopinée? C’est à ces moments-là que se forge leur légende : rieurs, farceurs, grands buveurs, se coupant la parole à coups d’anecdotes, de jeux de mots, de citations savantes, ou griffonnant, sur un bout de table, la phrase qui croient-ils révolutionnera la pensée ou la poésie, traçant les grands traits d’une peinture qui fera taire toutes les critiques, ou amusera la galerie.

Il y a un peu de tout cela, c’est vrai, et à des degrés divers; que ceux qui ont des souvenirs de ces discussions, de ces fêtes improvisées, les fassent revivre et nous les transmettent! Mais cela, c’était pour hier, ce sera pour demain. Aujourd’hui, il n’y a plus guère entre eux qu’un sujet de conversation : la sauvegarde de la chapelle des Sœurs grises, Grand’rue, à Thuin.

Car ce n’est pas seulement un bâtiment historique qui se délite. C’est aussi l’espoir que la ville puisse enfin disposer d’un espace qui lui a cruellement fait défaut jusqu’ici : deux salles d’exposition, l’une, muséale, pour les collections du Centre d’histoire et d’art de la Thudinie, l’autre ouverte aux expositions temporaires… Combien de fois n’avons-nous pas regretté, au sein des Artistes de Thudinie, de ne pouvoir accueillir, chez nous, les travaux de cercles et d’associations avec lesquelles nous avons noué des liens étroits ? Combien d’invitations à exposer n’avons-nous été obligés de décliner, en Wallonie, en France, notamment, parce que la place manquait pour recevoir, à notre tour, ces cercles amis, et exposer leurs œuvres ?

Il y a bien là une carence que la Ville de Thuin, qui a pour l’instant réussi une grande part des objectifs touristiques et culturels qu’elle s’était fixés, doit absolument combler.

Bien sûr, le défi est de taille. Les enjeux énormes. Mais, à voir la mobilisation des habitants, des groupes, l’intensité de la campagne en faveur de la préservation de cette chapelle, les implications bénévoles, la réflexion en profondeur sur sa future destination, l’éventail des solutions proposées, les pistes de concrétisation, on peut déjà affirmer que la première étape du processus de sauvegarde a été brillamment franchie. Et nous nous réjouissons sans réserve des premières mesures de protection qui viennent d’être prises par l’administration.

Car c’est d’abord de cela qu’il s’agit : sauver de la destruction un bâtiment classé, un édifice marquant dans le paysage thudinien. Tant mieux si sa réhabilitation se fait au profit de la vie culturelle de la ville et de la région, et débouche enfin sur la création d’un Musée d’histoire de la Thudinie… Mais, au-delà de ce rêve, tout projet qui permettra de conserver son caractère à la chapelle sera accueilli avec soulagement. Il va de soi que nous relaierons toute initiative qui ira dans ce sens, notamment en participant ou en organisant les manifestations destinées à alimenter toute forme de dons."

Les Artistes de Thudinie

09/11/2011

Soutien d'Helena et Jean-Claude Langlet

Nous estimons qu'il est indispensable pour la conservation du patrimoine de notre belle ville de Thuin que la chapelle des soeurs grises soit restaurée. Une démolition serait catastrophique.

Pourquoi ne pas en faire une salle culturelle (conférences, concerts, expositions)? Pourquoi pas avec le concours d'un mécénat privé?

Nous sommes de tout coeur avec les dévoués qui mènent le combat pour ce sauvetage.

Helena et Jean-Claude Langlet

08/11/2011

Le centre ancien de Thuin, une zone protégée depuis 1976

 Le 13 décembre 1976, justifié par le caractère exceptionnel du centre historique de la ville de Thuin, les autorités de l'époque ont pris un arrêté royal édictant un règlement général sur les bâtisses applicable aux zones protégées de certaines communes (dont Thuin) en matière d'urbanisme (art. 393 à 405 du C.W.A.T.U.P.E.).

Ce règlement énonce une série de lignes directrices qui visent à protéger la physionomie des zones protégées. C'est ainsi qu'il stipule, notamment, que:
  • les fronts de bâtisse doivent être maintenus dans leur état de fait actuel [1976];
  • les façades des immeubles sis à front de rues, ruelles ou impasses doivent être maintenues en harmonie avec la zone à sauvegarder;
  • tout nouvel emplacement de parcage à ciel ouvert sera recouvert de pavés;
  • etc.
Le 30 août 2006, le Ministre de l'Aménagement du Territoire a précisé ce périmètre qui concerne essentiellement le haut de la ville ainsi que son versant sud.

07/11/2011

Soutien de Michel Conreur

Michel Conreur, historien et prolifique auteur, nous livre quelques-unes de ses impressions et réflexions.

Lorsque la grand-rue a été fermée à la circulation, au cours de cet été 2011, et que des échafaudages ont été placés contre la jolie chapelle des sœurs grises, j’ai cru qu’enfin, après une quinzaine d’années, l’administration de Thuin se préoccupait du sort de ce bâtiment qui lui avait été offert. Je me réjouissais de l’événement en espérant aussi que la vieille église du Val, dont la toiture menace de s’effondrer, trouverait elle-même une solution heureuse. Mais j’ai dû vite déchanter.

La rumeur courut bientôt dans la ville que le fronton de la vénérable église dédiée à sainte Elisabeth de Hongrie pourrait être purement et simplement démoli, voire la chapelle elle-même. Sachant que ce bâtiment était classé et mis sous la protection de l’organisme des monuments et sites, j’ai reçu cette information comme un bobard stupide. Et pourtant, les choses se précisant aujourd’hui, c’était vrai ! Certains y ont pensé ! Je le constate avec stupeur ! Le danger serait passé, paraît-il, mais la destination que l’on veut apporter à cette petite église trois fois centenaire n’est pas moins répréhensible : un hôtel-restaurant ! La tarte à la crème pour se débarrasser de ce bien ! Avec tous les projets d’hôtels-restaurants envisagés depuis quelques décennies, la ville haute devrait être le plus grand centre touristique de Wallonie. Et qu’en est-il ? Voyons dans quel état de délabrement se trouve la grand-rue, aujourd’hui désertée par la plupart des commerces qui existaient encore dans les années soixante. Mais n’insistons pas.

De toute façon, cette jolie église, encastrée dans un magnifique ensemble de bâtiments du XVIIIe, avec sa façade caractéristique de cette époque raffinée et son remarquable cloître intérieur, dans le cadre d’une école secondaire en pleine expansion, ne peut convenir pour un commerce privé, quel qu’il soit. Ces lieux de mémoire qui ont vu passer des générations de personnes charitables dévouées à tous les malades de la ville sont parties intégrantes de l’histoire de Thuin et doivent demeurer dans le domaine public.

Rappelons que, lorsque la ville a accepté ce cadeau (qui n’était pas, comme je l’ai lu, empoisonné), il était destiné à recevoir une bibliothèque ou un centre culturel. Seul, un projet de ce type est raisonnable et respectueux de ces murs : il faut absolument y revenir. Et l’argent ? Nos responsables politiques décrochent des subsides pour des projets qui ne paraissent pas toujours d’une grande nécessité ! Alors pourquoi pas pour sauver ce monuments qui fait partie du paysage de Thuin depuis des siècles et auquel les Thudiniens tiennent beaucoup ?

05/11/2011

Il y a 22 ans...

Cette photographie a été prise le 5 novembre 1989 et nous a été transmise par Monsieur Christian Delbruyere. Qu'il en soit ici remercié.

Si quelques outrages du temps sont visibles, la chapelle avait encore extérieurement fière allure.

03/11/2011

Soutien de Michel Cotton

[...] Je suis pour la restauration de la chapelle des soeurs grises, qui est un des beaux bâtiments de la
ville de Thuin, ce serait une erreur pour moi de ne pas le sauvegarder. Je crois que ce serait bien de réfléchir à sa destination future en terme d'utilité.

Michel Cotton

02/11/2011

Du caractère exceptionnel de la chapelle des Soeurs grises...

La conservation de la chapelle des Sœurs grises nous paraît comme légitime pour de multiples raisons :
• la haute valeur patrimoniale. Le 5 avril 1972, les instances de la Communauté française se basant sur l’avis d’un panel d’experts ont reconnu l’intérêt particulier de cet immeuble en le classant comme monument "en raison de sa valeur artistique". Dès lors, si des choix dans la politique d’investissement patrimonial de la Ville de Thuin doivent être posés, il est logique de privilégier les sites les plus remarquables;

• une zone protégée. Des remparts du Nord aux pieds des Jardins suspendus, cette aire a été consacrée, le 13 décembre 1976, par les autorités nationales devenues régionales comme une zone protégée dans laquelle s’applique un règlement général sur les bâtisses. Ceci témoigne du caractère exceptionnel de cette portion du centre-ville de Thuin, caractère auquel contribue la chapelle;

• une structure médiévale. Une large part du parcellaire urbain de la ville-haute a été hérité du Moyen-Âge. La démolition de la chapelle est de nature à porter atteinte à cette structure et amoindrir la trame urbaine et médiévale;

• le développement touristique. Depuis plus de deux décennies, le pouvoir communal s’est engagé dans une politique dynamique de développement du tourisme en Thudinie. L’absence de rénovation du bâtiment ayant appartenu aux Sœurs grises [...] entre en contradiction flagrante avec la stratégie touristique de l’entité;

• la rénovation urbaine. Conscient de la décrépitude de cette partie de la ville, les autorités thudiniennes ont décidé d’actionner l’outil appelé « rénovation urbaine » (art. 173 du C.W.A.T.U.P.E.) qui vise à donner un nouveau souffle au territoire concerné, notamment, en y réhabilitant du logement, créant des espaces verts, améliorant des bâtiments destinés aux commerces ou à des activités de service. La rénovation de la Chapelle des Sœurs grises entre parfaitement en résonnance avec l’opération de rénovation urbaine;

• la restauration du patrimoine. Via les fonds européens, le Beffroi et une partie des Jardins suspendus ont pu être restaurés. La place du Chapitre a été réaménagée grâce à une opération de revitalisation urbaine (art. 172 du C.W.A.T.U.P.E.). L’Hôtel de Ville a également connu une renaissance. La régénération de la chapelle viendra compléter et renforcer cet effort de renouveau du patrimoine dans la partie médiévale de la ville.

Vous pouvez lire tous les arguments dans le billet intitulé "Appel au Collège communal".

01/11/2011

Soutien de Renée Delhaye-Deryker

Renée Delhaye-Deryker a tenu à manifester son total soutien et à se joindre aux démarches entreprises par le collectif citoyen en vue de sauvegarder, réhabiliter et réaffecter la chapelle Sainte-Elisabeth de Hongrie, souvent appelée chapelle des Soeurs grises.

31/10/2011

Le CHAT renouvelle son engagement

Le 15 octobre 2011, réunis en assemblée générale, les membres du Cercle d'Histoire et d'Art de la Thudinie (CHAT) ont mandaté François Joye, Thierry Lemoine et Nicolas Mairy pour suivre, au plus près, l'évolution des démarches visant la sauvegarde de la Chapelle des Soeurs grises à Thuin.

De plus, l'assemblée générale a également réaffirmé son intérêt pour occuper cet édifice via la création d'un musée d'histoire et d'art doublé d'une salle d'expositions temporaires aussi ouverte à d'autres prestataires.

Pour contribuer à la concrétisation de cet ambitieux projet, le CHAT s'est lancé dans la réalisation d'un dossier fouillé en vue de donner corps à ce concept de lieu culturel.

30/10/2011

Soutien d'Annie Hautier

Très déçue par le sort réservé à la chapelle, comme certainement d'autres personnes qui, comme moi, ont fait leurs études dans les années 60 dans ce sublime établissement.

Que de souvenirs dans cette magnifique chapelle à l'époque encore fonctionnelle.

Ne laissons pas s'éteindre ces moments magiques par la destruction de cet édifice qui visiblement a manqué d'entretien en temps voulu!

Annie Hautier

28/10/2011

Armoiries de Dom Barnabé par Jean-Marie Abel

Gravement endommagé par les flammes au XVIIIème siècle, le couvent put être réparé grâce à la générosité de dom Théodulphe Barnabé, abbé de Lobbes. C'est la raison de la pose des armoiries de ce prélat [...] au-dessus de la porte latérale de la chapelle.

Ces dernières armoiries étaient devenues illisibles, rongées par la mauvaise qualité du matériau. La pierre sableuse de France, au relief anéanti, fut remplacée, en 1968, par une pierre de Soignies au grain solide, offerte aux Soeurs de Notre-Dame.

Elle a été sculptée par Jean-Marie Abel [...] d'après un dessin de Léonce Deltenre.

Ce texte légèrement adapté est extrait de Léonce Deltenre, 1968, Les Monuments religieux de Thuin et leur mobilier, pp. 188-189

27/10/2011

Soutien de Gaston Berteaux

C'est avec force et conviction que Gaston Berteaux a également écrit au Collège communal pour marquer son adhésion aux projets portés par le collectif citoyen.

26/10/2011

Soutien de Lily De Roo

Lily De Roo, ancienne étudiante de l'Insitut Notre-Dame à Thuin, a pris sa plume pour interpeller les élus locaux sur le devenir de la chapelle des Soeurs grises qu'elle a eu la chance de pouvoir hanter. Elle se joint au mouvement citoyen souhaitant la sauvegarde de ce patrimoine exceptionnel.

25/10/2011

Soutien de Quentin Mairy

Mesdames et Messieurs les membres du collège communal,

Par la présente, je tenais à vous signaler que j’ai été particulièrement interpellé par le mouvement citoyen emmené par Messieurs François Joye et Nicolas Mairy. Selon moi, il est urgent d’investir dans la rénovation de la chapelle des Sœurs grises vu son état avancé de détérioration.

Leur proposition d’utiliser le mécanisme SAR est assurément l’option la plus parcimonieuse pour les finances communales et ce, quel que soit le projet retenu de redéveloppement.

Leur volonté d’assurer un suivi jusqu’au-boutiste est tout à leur honneur et démontre, s’il en était besoin, le sérieux de cette action citoyenne.

J’appuie pleinement leurs réserves et suggestions à propos de l’hypothétique projet d’implantation d’hôtel-restaurant car je crains qu’un désistement du promoteur privé ne signe l’arrêt de mort de cet édifice patrimonial. Par conséquent, l’idée de développer, avec les acteurs locaux, un concept alternatif d’espace multifonctionnel (musée d’Histoire jumelé à une salle d’expositions temporaires) est d’une prudence élémentaire. Ne dit-on pas que la prudence est mère de sûreté ?

De plus, je m’interroge sur l’impact d’un nouvel établissement horeca sur ceux existants. Ce secteur étant globalement à la peine, l’implantation d’un nouvel acteur ne va-t-il pas influencer négativement les cafés-restaurants voisins ?

Le charme de notre belle terre de Thudinie réside dans ses prodigieux monuments historiques. Nous avons la chance de côtoyer, au quotidien, de splendides merveilles et nous ferions une erreur de ne pas les apprécier à leur juste valeur. Il faut garder à l’esprit que la richesse du patrimoine thudinien ne nous appartient pas, ce sont nos aïeux qui nous l’ont confié pour le transmettre aux générations futures.

Après cette prise de conscience, il devient évident que l’ensemble des pouvoirs publics doivent mettre tout en œuvre pour sauver cet édifice. Sans projet de rénovation ambitieux et fiable dès aujourd’hui, nous signons pour demain la destruction de la chapelle.

Je vous prie de recevoir, Mesdames et Messieurs les membres du collège communal, mes salutations les plus distinguées.

Quentin Mairy

24/10/2011

Peinture de Marie-Françoise Joye-Deltenre

Dans Les Monuments religieux de Thuin et leur mobilier (1968), Léonce Deltenre partage en page 368 une peinture à l’huile de 1954 de Marie-Françoise Joye-Deltenre. Nous en avons retrouvé la trace et vous pouvez en admirer une reproduction.

23/10/2011

Soutien de Pierre Guyot

                                                         Messieurs les Bourgmestres,                                                         Mesdames et Messieurs les Echevins,

Je m’associe pleinement à la démarche de Messieurs François Joye et Nicolas Mairy, qui prônent la stabilisation (plutôt que la démolition partielle) de la façade actuelle, fronton compris. Ceci, afin de laisser toutes ses chances à une rénovation future, en harmonie avec sa haute valeur patrimoniale.

Par ailleurs, le projet de réaffecter le bâtiment à des activités culturelles me paraît judicieux.
A ce propos, je pense à la Salle Sthrau, à Maubeuge, elle aussi une ancienne chapelle de collège, réaffectée dès la Révolution française à d’autres usages et devenue récemment un foyer d’événements culturels, tels que des concerts : il y a vingt ans, par exemple, le Blindman Quartet (quatuor de saxophones) s’y produisait, et l’acoustique de la salle mettait en valeur leur musicalité.
Je vous suggère de visionner la vidéo LMDO-RTBF […], qui raconte l’histoire de cette Salle Sthrau, laquelle est actuellement à nouveau en cours de restauration.
Veuillez agréer, Messieurs les Bourgmestres, Mesdames et Messieurs les Echevins, l’expression de mes meilleures salutations.
Pierre Guyot



21/10/2011

Wavre - chapelle du collège Notre-Dame

Les lecteurs qui ne sont pas issus du milieu de la construction pourraient se poser la question du caractère utopique d’un réaménagement et d’une réaffectation d’un édifice religieux. Même si, jusqu’à présent, la Belgique a fait preuve de conservatisme par rapport à cette question, il existe plusieurs exemples emblématiques de renouveau d’anciens bâtiments dédiés à la foi.

Cette nouvelle rubrique du blog vous en fera succinctement découvrir l’un ou l’autre cas sur le territoire belge ou hors de nos frontières.

Epinglons que ces billets se limiteront à l’analyse de la reconversion d’églises ou de chapelles afin de rester dans une catégorie proche de la chapelle Sainte-Elisabeth de Hongrie, sise à Thuin.

Le premier cas d’étude se localise à Wavre. Ce bâtiment « se situe à l’intérieur de l’enceinte du collège Notre-Dame […]. La chapelle actuelle est achevée en 1912 […]. Ses dimensions sont assez imposantes, elle possède un transept et est recouverte de voûtes nervurées. […] L’actuel projet respecte l’espace et les structures existantes du bâtiment. Il a été conçu dans le souci de préserver le caractère de l’ancienne chapelle et d’en maintenir les lignes de force, dont le mouvement ascensionnel des voûtes. [...] Les nouvelles structures se détachent des murs d’origine et supportent des mezzanines. Le premier plateau accueille une salle de lecture, le deuxième une bibliothèque et une salle de réunion, et le troisième étage l’espace informatique proprement dit ainsi qu’un local polyvalent. 

Les nouvelles structures se développent parallèlement aux murs existants. Elles sont réalisées en béton avec des éléments métalliques (garde-corps et escaliers). Elles se distinguent clairement du bâtiment ancien tant spatialement qu’esthétiquement. Pour assurer un maximum de continuité visuelle, les locaux nécessitant un certain degré d’isolement sont munis de cloisons vitrées. La circulation verticale se fait latéralement. Les escaliers longent les fenêtres hautes de la chapelle et offrent une très belle vue sur les vitraux. Ils constituent également un véritable cheminement dans l’espace. […]

Ce projet témoigne d’une approche audacieuse du patrimoine ancien. Il démontre que le contemporain et l’ancien peuvent non seulement coexister mais s’apporter mutuellement un authentique supplément d’âme. »

Sources: Norman A., 2008, Architectures recyclées en Brabant wallon, pp. 50-55
et site de AR&A

20/10/2011

Soutien de Jacques Bauduin

Un habitant de la cité des Bourkis nous fait part d'une utilisation originale de l'église Saint-Martin à Ham-sur-Heure.

Mesdames, Messieurs,

Nous nous devons de garder ce genre de "témoin" architectural et religieux du passé et songer à lui donner une destination utile, à tous.

Pourquoi ne pas l’ouvrir (après restauration s’entend) et, aménagements indispensables, à des cérémonies, tant religieuses que laïques, philosophiques, etc en veillant, bien sûr, à respecter les idées de chacun des utilisateurs.

Les occasions ne manquent pas : cérémonies, enterrements, mariages, symphosium, expositions, musée, etc.

A titre d’exemple, il y a de cela plus de 30 ans, le curé d’Ham-sur-Heure Centre mit à la disposition d’une famille juive, l’église St-Martin, pour y célébrer les funérailles d’un de ses membres (les statues et autres signes religieux furent masqués la durée de la cérémonie).

Sauvons cet admirable bâtiment, un des joyaux de notre cité.

Sentiments dévoués.

Jacques Bauduin

19/10/2011

Peinture de Filomena Carriero

A l’occasion du 27ème week-end artistique organisé par l’Ordre des Chevaliers d’Aulne (07/10/11-09/10/11), Madame Filomena Carriero, artiste-peintre gozéenne, avait spécialement créé une œuvre dont le sujet est l’élégant clocheton de la chapelle des Sœurs grises à Thuin.



18/10/2011

Soutien de Mathieu Lalot

Mesdames, Messieurs,

Par la présente, je vous fais part, comme d'autres citoyens (ou anciens citoyens) de mon interrogation quant au sort réservé à la Chapelle des Sœurs Grises.

Lors des dernières élections communales, bon nombre d'entre nous vous ont confié la gestion de notre Ville en vous faisant confiance. En pensant que vous prendriez les décisions justes qui s'imposaient. Il faut avouer que cette fois, les décisions annoncées sont surprenantes!

Evidemment, je peux bien comprendre que pour la sécurité des citoyens habitant à proximité de ce bâtiment, il faille adopter des mesures d'urgence et radicales.

Néanmoins, il me semble que cette décision découle de l'absence de volonté politique de réaffecter ce bâtiment depuis toutes ces années. [...]

Je ne conçois pas [...] que le centre-ville de Thuin ne dispose pas d'un lieu d'accueil de manifestations culturelles. Si bien que les dernières Assises culturelles de Thuin, se sont déroulées… aux Barrages de l'Eau d'Heure!

Il me semble que faire de la politique locale et citoyenne, c'est aussi se battre, se mouiller pour trouver des solutions constructives (et non destructives) aux problèmes qui se posent. Avoir une vision pour une ville, c'est bien entendu penser à l'avenir. Dans ce cadre, il me semble qu'une ville comme Thuin ne peut se priver de valoriser son passé.

Dépassant ces constats, je pense qu'à un an des prochaines élections communales, il est essentiel que le Collège des Bourgmestre(s) et Echevins de la Ville de Thuin montre à ses citoyens que la Ville, son histoire, son futur comptent.

Cette chapelle serait un lieu magnifique pour accueillir diverses manifestations culturelles. Sa toiture en bois permet une acoustique fantastique pour des concerts de musique de chambre ou acoustiques. De même, les Artistes de Thudinie, le C.H.A.T auraient une salle en cœur de Ville pour valoriser leurs productions ou collections. Le Centre Culturel de Thuin pourrait disposer d'une salle de spectacle au caractère unique, à la valeur inestimable, non loin de son centre administratif.

En espérant que vous prendrez une décision juste, qui permet de construire un avenir à ce lieu, recevez, Mesdames, Messieurs, mes salutations distinguées.

Mathieu Lalot

17/10/2011

Générosité thudinienne

A propos du projet citoyen de renouveau de la chapelle Sainte-Elisabeth de Hongrie, avant même tout appel public à leur aide, les ami(e)s de la Thudinie ont spontanément proposé leur support sous de multiples formes :
• dons pécuniaires,
• dons matériels,
• prêt de locaux,
• prestations gratuites de professionnels de la construction,
• prestations gratuites de professionnels des arts graphiques et visuels,
• prestations gratuites d’artistes.

Seuls nous ne sommes rien, ensemble nous sommes tout!

 Vous pouvez lire tous les arguments dans le billet intitulé "Vigilance et circonspection".

16/10/2011

Soutien de Francis Leroy

Je propose la restauration de la chapelle telle qu'elle était, avec conservation de ses meubles s'ils s'y trouvent encore. Cela aurait, à mon humble avis trois résultats positifs:
  • Redonner un peu de religiosité et de spiritualité à une société qui en manque cruellement;
  • On pourrait créer une équipe [...] qui travaillerait bénévolement à la restauration;
  • Cette rénovation donnerait un peu de couleur à l'une des plus vilaines et dangereuses [...] rues communales [...] où la simple vue de roues de camions empiétant sur les trottoirs déjà trop étroits [...] décourage les riverains piétons et cyclistes de l'emprunter. Ceci aurait dû alerter les autorités soucieuses de sécurité. [...] 

15/10/2011

Une action citoyenne à long terme

Quelles que soient les intentions à propos de la chapelle des Sœurs grises, le collectif demeurera vigilant à toute évolution et suivra le dossier jusqu’à sa concrétisation matérielle finale. En effet, les réparations provisoires ne protègeront efficacement l’édifice que durant deux hivers ce qui signifie qu’au-delà, l’état de la chapelle continuera à se détériorer jusqu’à sa disparition.

Afin de se prémunir contre un faux-bond ou un échec d’un promoteur privé, nous continuerons, avec les acteurs concernés, à élaborer le dossier du projet multifonctionnel (musée de l’Histoire de la Thudinie, salle d’expositions temporaires, de conférence et séminaire, etc) proposé dans la missive du 30 août dernier. La sagesse populaire ne conseille-t-elle pas d’avoir plusieurs fers au feu ?


Vous pouvez lire tous les arguments dans le billet intitulé "Vigilance et circonspection".

14/10/2011

Soutien de Dominique Grosjean

                                                          Monsieur le Bourgmestre,
                                                          Mesdames et Messieurs les Echevins,

Je vous adresse cette lettre afin de vous manifester mon inquiétude quant au devenir de la chapelle «des sœurs grises».

Celle-ci fait partie, oh combien, de notre patrimoine historique et architectural, elle fait donc partie intégrante de notre Culture.

On blâme si souvent aujourd’hui, et avec raison, les replis identitaires, mais je suis convaincu que la connaissance de notre propre identité régionale est l’apprentissage d’une « naissance à l’autre » et à ce qui dépasse, et de loin, nos « moi » étriqués et égotistes.

Souvenons-nous du scandale qu’avait suscité la destruction du kiosque de la Ville haute, symbole de rassemblement et de réjouissance commune.

Nombreux furent ceux qui ne pardonnèrent jamais ce qu’ils considéraient comme un forfait.

La culture est gage de bien-être et d’harmonie, et cette église pourrait être le lieu où les différences se découvrent et s’apaisent.

J’espère beaucoup en votre sagesse et je vous présente l’expression de mon profond respect.

Dominique Grosjean
Docteur en médecine